Chemin de Compostelle,  Équipement & Préparation,  Randonnée

Préparation pour la Voie de Rocamadour

Lorsque je suis partie la toute première fois sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, par la Voie du Puy en Velay, j’ai décidé d’opter pour une variante : j’ai emprunté la Voie du Célé sur une portion du chemin, quittant ainsi le GR 65 officiel. Et, cette année, j’avais envie de découvrir une autre variante du chemin, qui passe par le célèbre sanctuaire de Rocamadour. Je pars donc pour une dizaine de jours sur un itinéraire d’environ 130 kilomètres. Et voici, dans cet article, toutes les informations pratiques de ma préparation pour cette aventure !

Matériel & équipement / Mon sac à dos

Je pars donc au printemps pour cette aventure. À cette période de l’année, les températures peuvent être encore un peu fraîches. Il était donc indispensable que je revoie ma liste d’équipement habituel que j’emmène en été, et que je prenne du matériel adapté aux éventuelles intempéries et aux températures plus fraiches. Et qui dit équipement plus chaud, dit aussi plus lourd et plus volumineux.

Je suis donc partie avec un sac à dos Decathlon de 70L. Un sac à dos de 50L aurait été suffisant mais je n’en avais pas de ce litrage.

Pour le bivouac, j’ai décidé de prendre mon sac de couchage Rotstein 700, de la marque Vaude. Il pèse 1,285g pour une température de confort de -6°. Un sac de couchage 0° serait largement suffisant pour la saison. Mais mon sac de couchage en plume -6° étant plus léger que mon sac de couchage en synthétique 0°, j’ai opté pour lui.
Avec, j’ai toujours un drap de soie que je glisse dans le sac de couchage en plus.

En ce qui concerne la tente et le matelas en revanche, je suis restée sur mon matériel habituel : la toile de la tente Stealth 1.5 de chez trekkertent (que j’utilise comme un tarp, sans moustiquaire interne, avec une couverture de survie au sol) et mes deux matelas (un tapis de sol en mousse, et mon Thermarest Xlite Neoair). Les deux matelas couplés assurent une très bonne isolation (avec une R-value de plus de 5).

Pour la cuisine je suis partie également avec mon équipement habituel que vous pouvez retrouver dans cet article : Cuisiner en randonnée : tout mon matériel.

Pour l’eau j’ai pris une poche à eau de 2L et une petite bouteille d’eau en plus. La poche a eau serait suffisante en terme de capacité, mais je trouve que lorsqu’on bivouaque, un contenant rigide est utile (pour l’hygiène ou la cuisine notamment).

Au total, mon sac à dos fait environ 7,5 kg (sans eau ni la nourriture). Pour connaître l’intégralité de son contenu, je vous invite à lire cet article : Mon sac à dos de 7,5 kilos

Itinéraire & étapes

Je me souviens avoir longtemps hésité, lorsque j’étais sur la Voie du Puy en Velay, à passer par Rocamadour, dont on m’avait vanté la beauté. J’avais finalement choisis d’emprunter la Voie du Célé (une autre variante au départ de Figeac), qui est aussi très belle.

C’est pourquoi j’ai décidé, cette fois, de repartir sur le chemin de Compostelle, et de faire cette variante par Rocamadour. Je pars donc depuis Figeac par le GR 6 pour atteindre Rocamadour, avant de redescendre (par le GR 46 puis le GR 36) sur Cahors, où je rejoindrais le GR65 (la Voie du Puy en Velay  « classique »).

Les étapes de cette randonnée sont les suivantes (attention le kilométrage est donné à titre indicatif et peut varier selon les éventuels changements de balisages) :

Figeac ➡ 20 km Lacapelle-Marival ➡ 21 km Gramat ➡ 12 km Rocamadour ➡ 26 km Labastide Murat ➡ 24 km Vers ➡ 22 km Cahors

Orientation et guide

La Voie de Rocamadour suit le balisage de chemins de Grande Randonnée. Elle est donc très bien balisée avec les fameuses marques rouges et blanches des GR. Cependant, il faut être attentif car à certains endroits, la Voie de Rocamadour coise d’autres GR. Il faut donc faire attention à bien aller dans la bonne direction pour ne pas partir sur un autre chemin de Grande Randonnée !

Pour ma part, je pars aujourd’hui très rarement avec un guide lorsque je marche sur des chemins balisés. Je préfère utiliser une carte papier (pour des petites distances), ou un carte IGN sur le téléphone. J’utilise ainsi l’application du Géoportail sur mon téléphone pour me repérer sur le sentier s’il m’arrive de me perdre.

Toutefois, si vous le souhaitez, il existe un guide sur le chemin de Compostelle intitulé le « Miam miam dodo ». On y retrouve toutes les informations (hébergement, ravitaillement, kilomètres, dénivelés…), ainsi que les cartes pour préparer en amont votre randonnée et/ou vous accompagner sur le chemin. On y retrouve aussi une liste des hébergements et des points de ravitaillement.

Il existe donc un guide spécifique à la portion de la Voie de Rocamadour entre Figeac et Cahors. Si vous souhaitez vous le procurer, il est disponible en cliquant ici.

Aussi, il existe un document gratuit qui répertorie les gites et lieux de ravitaillement sur la Voie de Rocamadour mis en place par le departement du lot. Ce document est disponible en version PDF en cliquant ici.

Voie-Rocamadour-Compostelle-rando-gr65

Faire du bivouac sur le chemin de Compostelle

Je suis donc partie sur cet itinéraire avec mon matériel de bivouac dans le sac à dos. De cette manière, je peux alterner certaines nuits en gîtes, et d’autres en bivouac. Ainsi je ne réserve rien à l’avance, ce qui me permet d’avancer à mon rythme et au gré de mes envies. D’ailleurs si vous aussi vous hésitez entre le bivouac ou les gîtes sur le Chemin de Compostelle je vous invite à lire cet article : Compostelle : Gite ou Bivouac ?

Je précise aussi ici que la pratique du bivouac est tolérée dans de nombreux lieux en France, à condition de respecter l’environnement. Il convient d’être discret et surtout de ne laisser aucune trace de son passage. Pour en savoir plus sur les bonnes pratiques en bivouac, ce qui est autorisé ou ne l’est pas, voici un article complet : La charte d’un bivouac respectueux.

Et pour tout connaître sur le bivouac, du matériel à choisir à la sécurité, en passant par l’hygiène, je vous invite à lire cet article : Bivouac : mode d’emploi.



Voila pour ce qu’il en est de ma préparation pour ma prochaine aventure sur le chemin de Compostelle par la Variante de Rocamadour. Maintenant, il ne me reste plus qu’à enfiler mon sac à dos et partir sur le chemin !

7 commentaires

  • VieViane

    Chère Suzanne,
    Merci pour cet article très complet, qui prend par la main pour passer du rêve à la réalité et oser se lancer.
    Je découvre ce matin que je suis non loin de toi, un peu retardée par une blessure à Decazeville. En chemin depuis le Puy, mon envie de faire la voie de Rocamadour s’est confirmée à Conques où j’ai acheté le guide complémentaire. J’aurais espéré rencontrer Suzanne la Vagabonde. Qui sait ?! Bon chemin en tout cas.

    • Suzanne - L'instant Vagabond

      Oh merci à toi Viviane ! Je te souhaite le meilleur sur ton chemin, et oui qui sait on se croisera peut-être un jour au fil du chemin, ici ou là 🙂 En tout cas je ne peux que te recommander cette voie de Rocamadour qui est vraiment très belle ! Prends bien soin de toi, et surtout je te souhaite un très beau chemin !

    • Suzanne - L'instant Vagabond

      Bonjour Nicolas ! Merci pour ton commentaire qui fait plaisir à lire ! Pour la toile de tente, oui les insectes peuvent aller et venir comme ils le veulent, donc il vaut mieux apprécier les petites bêtes quand on utilise seulement un tarp. Mais sinon non je n’ai jamais eu de « soucis » car les insectes en France ne sont pas dangereux (et les rares fois où j’ai vu des tiques j’ai tout simplement changé d’emplacement) 🙂

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