GR 65 Saint Jacques Randonnée
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Bivouac : mes 3 modules de couchage

Il existe différentes manières de pratiquer le bivouac, que ce soit en hamac, à la belle étoile, en tente, ou sous abris tarp…les possibilités sont nombreuses ! Chacun a ses propres habitudes, et c’est surtout en testant sur le terrain qu’on se rend compte de ce qui nous convient le mieux. La saison, le lieu et la durée de la randonnée vont également jouer sur le matériel qu’il faudra emmener.

Pour ma part, j’utilise 3 modules de couchage différents en bivouac : un en tente complète, un avec un abris tarp, et le dernier, plutôt lorsqu’il fait chaud, à la belle étoile. Dans cet article, je vais donc présenter ces 3 différents modes de bivouac, que j’ai pu utiliser au fil de mes différentes randonnées.

Mon module de couchage en tente

C’est le module le plus lourd de tous, mais aussi le plus confortable. En effet, avec une tente complète on est plus à l’abri des intempéries…et aussi des petites bêtes, notamment grâce à la moustiquaire !

J’utilise le modèle de tente Stealth 1.5 de chez Trekkertent. C’est une tente ultra légère qui ne fait que 750 grammes (sans les sardines), et qui se monte grâce à ses bâtons de randonnée. On peut également la monter avec des piquets de tente classique si on ne randonne pas avec des bâtons. Elle est faite pour « Une personne et demi« , ce qui permet d’avoir la place pour dormir dedans sans être à l’étroit et d’y mettre aussi son sac à dos et tout son matériel. Elle est aussi assez haute au nouveau de l’entrée pour pouvoir tenir assis à l’intérieur, ce qui est pratique, notamment lorsqu’on est contraint de passer du temps à l’abri sous la tente. Je l’ai maintenant depuis plusieurs années et j’en suis vraiment satisfaite.

Concernant les matelas, j’aime en utiliser deux afin d’être bien isolée du sol et ne pas avoir froid : un matelas de sol très fin (170 g). Il me permet d’ajouter du confort et je m’en sert aussi dans la journée lorsque je fais une pause ou une sieste par exemple.

Par dessus, j’ajoute un matelas 3 saisons Thermarest Neoair Xlite, très compact et léger (210 g). Il a une bonne valeur isolante, et est relativement épais donc très confortable ! Je l’ai adopté depuis plus de 6 ans et ne m’en sépare plus ! Si vous souhaitez vous le procurer, il est disponible ici.

Pour le sac de couchage, j’ai différents modèles. Sur le Chemin de Compostelle par exemple, étant partie à la mi-Mai, j’ai pris un sac de couchage confort 5°C pesant 1.3kg. Au bout de deux semaines, les températures étant clémentes la nuit, j’ai vite échangé ce sac de couchage très lourd pour un 15°C qui pesait moins de 700g. En plus, j’ai toujours un drap de soie (ou sac à viande), que je glisse dans mon sac de couchage. Cela me permet de garder mon sac propre mais aussi de me rajouter quelques degrés en plus. Et puis, pour les nuits très chaudes (ce qui m’est arrivé en Espagne sur le Camino Frances), je ne dormais qu’avec le sac de soie, sans aucun sac de couchage. J’utilise depuis plusieurs années le sac de la marque Sea to Summit qui pèse moins de 150g, et est très pratique car il est fabriqué avec des élastiques, le rendant extensible lorsque je bouge dans la nuit. Ce sac de soie est disponible ici.

Je précise ici que j’ai également un tout autre équipement lorsque je pars randonner sur des saisons moins chaudes, telles que la fin de l’automne ou l’hiver. Si vous voulez en savoir plus sur l’équipement à emporter à ces périodes, j’ai présenté mon matériel complet dans ces articles : Mon matériel de randonnée automnale et Mon équipement d’expédition d’hiver sur les plateaux du Cézallier.

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Mon module de couchage avec tarp

Le tarp est sans doute mon matériel préféré pour le bivouac. C’est une sorte de bâche que l’on va installer pour se faire un abri sommaire pour la nuit. On peut aussi réaliser cet abri avec son poncho de pluie. J’ai d’ailleurs testé cela dans une vidéo. Pour la voir, elles est disponible en cliquant ici.

Souvent, pour gagner du poids dans le sac à dos, le tarp est fixé avec ses bâtons de marche et des sardines. Dans mon cas, je n’utilise pas à proprement parler une bâche, mais la toile (sans la moustiquaire intérieure) de ma tente Stealth 1.5 de chez Trekkertent. La toile est très légère (environ 450 grammes) et contrairement à une simple bâche, est complètement fermée (excepté le fond qui est ouvert). Elle est adaptée pour une personne avec de la place en plus pour mettre ses affaires.

Pour le sol, comme on tarp est ouvert, je mets une couverture de survie réutilisable (plus épaisse qu’une couverture de survie simple, ce qui permet de faire moins facilement des trous dedans). vous pouvez vous en procurer une en cliquant ici. A savoir que cela peut être dangereux de mettre sa couverture de survie sous soi en cas d’orage. Pour ma part, cela ne m’est jamais arrivé et je précise que, pour ma sécurité, je ne bivouaque pas dehors si le temps est trop menaçant.

Concernant les matelas, j’utilise les deux même matelas que lorsque je suis avec le module de la tente complète : un matelas de sol très fin (170 g) et un matelas 3 saisons Thermarest Neoair Xlite, très compact et léger (110 g).

Pour le sac de couchage c’est aussi pareil que lorsque je dors sous la tente complète : j’utilise un sac de couchage qui varie selon la randonnée et surtout selon la période à laquelle je pars, et l’altitude de ma randonnée. J’emporte également mon drap de soie (ou sac à viande), que je glisse dans mon sac de couchage.

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Mon module de couchage à la belle étoile

Pour dormir en totale immersion avec la nature, et s’encombrer encore moins, il est tout à fait possible de dormir à la belle étoile.

Dans ce cas, la base du matériel est la même que pour le bivouac avec le tarp :

  • Couverture de survie au sol
  • Premier matelas de sol (en mousse fine)
  • Second matelas Neoair Xlite de chez Thermarest
  • Sac de couchage (adapté à la température extérieure)
  • Drap de sac en soie

À ce matériel, il faut ajouter un grand sac poubelle, pour y mettre le sac à dos (ou toute autre affaire) afin qu’il ne soit pas mouillé dans la nuit ou par la rosée du matin.

Si jusqu’ici je ne me suis pas servie d’un sursac (à mettre par-dessus son sac de couchage), je pense que cela peut être utile. Le sursac permet de garder bien au sec son sac de couchage lorsque les nuits sont humides, et donc de ne pas avoir froid. Il en existe de différents modèles, mais le sursac Escape Lite Bivvy de la marque SOL est une référence en la matière. De plus, c’est un des plus léger qu »on puisse trouver (il pèse 240 grammes). Vous pouvez vous le procurer en cliquant ici.

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Et voilà vous connaissez l’intégralité de mon matériel de bivouac, que ce soit en tente, en tarp ou à la belle étoile. J’ai pu utiliser ces différents modules de couchages sur les Chemins de Compostelle, mais aussi la Grande Traversée du Jura ou plus récemment sur le GR400, le Tour des Monts du Cantal. Et j’espère bien les utiliser encore souvent lors de prochaines aventures à venir !

Et pour finir, je vous présente mes 3 modules de couchages en vidéo ici ⬇

2 commentaires

  • dieterluche

    Salut miss vagabonde,
    je regarde toutes tes vidéos depuis un bail, et tu m’as aidé à passer le cap pour à aller dormir dans la forêt toute seule, et ça, c’était trop génial pour une peureuse comme moi.
    Alors, déjà mille fois merci..
    Voilà mes questionnements du moment:
    Je viens de traverser une période bien trash.
    j’ai perdu 2 être chers en 1 semaine: un ami et mon frère… je m’en sors, ou pas, ça dépend des jours…
    Du coup je me dis que j’ai besoin de me retrouver dans la nature…
    Chez moi, et comme partout, il fait trrrès chuad…. anyway,
    j’ai besoin de partir sur un chemin réconfortant…
    Je n’ai que 2 semaine de congés à prendre, et la seule chose qui me parle, c’est d’aller marcher sur un chemin de compostelle, juste pour marcher..
    C’est mon idée, mon sentiment, ùais peut-être que je ne m’en sentirais pas capable.

    Je n’ai pas marché depuis longtemps, je n’ai pas la grande forme. Pour autant, j’aimerais prendre ces courtes vacances, s’il m’en reste, pour marcher, mais à la cool.
    Comme tu as bien écumé ces chemins, as-tu un conseil pour un bout de compostelle pas trop trash, plutot pas trrrop de dénivelés????
    Je peux commencer au puy, je ne suis pas loin de là….

    si tu peux me donner ton avis sur un bout de compostelle pas trop compliqué, j’en serai ravie.
    Merci à toi,
    merci pour tes chouettes vidéos,
    randonne bien par chez moi en Lozère (j’habite bien plus bas que là où tu es passée 🙂
    Bizzzzzzzzettes

    • Suzanne - L'instant Vagabond

      Bonjour à toi, ohh déjà merci à toi et surtout je te souhaite beaucoup de courage dans les épreuves que tu traverses 🌻 Si tu es proches tu Puy en Velay, je te conseilles vraiment de partir de là car pour un départ c’est un très bel endroit très symbolique et fort aussi. L’avantage de la voie du Puy, c’est que tu peux vraiment y aller tout doucement et faire les étapes à ton rythme 😊 Et franchement, c’est vraiment faisable 💪 Bon courage à toi et surotut très très beau chemin 🌟

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