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Chemin de Compostelle,  Équipement & Préparation,  Randonnée

Le balisage sur le chemin de Compostelle

Lorsque je suis partie sur mon premier chemin de Compostelle au départ du Puy en Velay, j’ai été étonnée de découvrir que le symbole de la coquille était vraiment partout sur ma route. On trouve en effet le symbole de la coquille tout au long du chemin, sous des formes plus ou moins diverses, le balisage en lui-même peut, lui en revanche, changer d’un chemin à l’autre. Voici donc un petit guide sur les différents balisages que l’on trouve sur les Chemins de Compostelle de France et d’Espagne.

En France

Il existe de très nombreux chemins en France qui mènent à Compostelle. En plus des voies connues telle que la Via Podiensis, il y a beaucoup de chemins méconnus, et moins fréquentés. Qu’en est-il alors du balisage ?

Certains chemins de Compostelle sont des chemins de Grandes Randonnées (GR), gérés par la Fédération Française de Randonnée. Ils sont donc entretenus et surtout très bien balisés, de marques rouge et blanches. La Voie du Puy en Velay, appelée GR65, en fait partie. Les autres voies fréquentées sont, elles aussi, des GR : la Voie d’Arles (GR 653), la Voie de Vézelay (GR 564) ou encore la Voie de Tours (GR 655). Plusieurs variantes de ces chemins sont, sont elles aussi des GR.

Comment lire le balisage d’un GR ?

Tant que les traits rouge et blanc sont horizontaux, cela signifie que le chemin continue tout droit. La flèche (vers la droite ou vers la gauche) indique qu’il faut tourner en conséquence à la prochaine intersection.

La croix quant à elle indique que ce n’est pas le bon chemin. Si on ne voit plus de balisage au bout d’un certain temps (plusieurs centaines de mètres), il faut revenir sur ses pas pour retrouver le dernier balisage que l’on a vu. Il peut arriver de manquer une intersection. Une fois que l’on a intégré ces règles de base, s’orienter sur un sentier balisé devient très facile et on ne peux alors se perdre qu’en étant inatentif.

De plus, le balisage est toujours fait de telle sorte qu’il soit simple à suivre, à hauteur de la vue (souvent sur les arbres ou panneaux). Il n’y a donc pas besoin de chercher partout pour voir les marques.

Petit guide pour lire le balisage des chemins en France

En plus du balisage de GR, on trouve très souvent d’autres petits signes qui indiquent que l’on est bien sur le Chemin de Compostelle : pancartes, panneaux, clous et coquilles en tous genres jalonnent le chemin (à une fréquence plus ou moins élevée selon le Chemin).

Les « clous » sur le chemin sont des marquages au sol, que l’on trouve principalement dans les villes ou villages (en France comme en Espagne). Ces clous varient selon les lieux, mais sont très utiles pour suivre le chemin en milieu urbain. En effet, le marquage pouvant vite être effacés en ville, le clou est, lui, installé de manière permanente. Personnellement, j’apprécie beaucoup suivre les clous à travers une ville, car j’ai toujours l’impression de faire un jeu de piste lorsque je les cherches au sol !

Sur les autres chemins de Compostelle qui ne suivent pas de GR, comme cela a été le cas du chemin au départ de chez moi en Normandie, on trouve du balisage bleu et jaune. Il est spécifique au chemin de Compostelle, mais se lit de la même manière que le balisage de GR rouge est blanc. De plus, certains chemins de Compostelle empruntent à certains moments une partie de chemin de Grande Randonnée (GR) ou de Petite Randonnée (PR). S’il est parfois un peu plus difficile à suivre que les GR, j’ai trouvé que le GR sur la partie que j’ai pu marcher de Rouen à Chartres, était très bien faite et, bien que j’avais des cartes du chemin en plus pour être sûre de ne pas me perdre, j’aurais pu me contenter de suivre le balisage.

En Espagne

En Espagne, on trouve comme balisage la fameuse flecha amarilla (la flèche jaune). Contrairement au balisage français qui se trouve toujours à hateur des yeux, la flèche jaune peut se situer sur les murs, les panneaux, au sol… bref il faut avoir l’œil un peu partout !

Sur le Camino Frances, comme sur le Camino Del Norte, la flèche jaune est omniprésente, et il est vraiment difficile de se perdre. De plus, on y trouve très régulièrement des panneaux avec la coquille.

Des bornes jalonnent aussi le chemin sur le Camino Frances. En arrivant dans la région de la Galice, le kilométrage est inscris sur ces bornes. Cependant, ce ne sont pas les kilomètres qu’il reste à faire jusque Compostelle, mais bien jusque Fisterra et Muxia, puisque c’est là bas qu’on trouve les fameuses bornes du « kilomètre 0 ».

Qu’en est-il lorsqu’on fait le chemin de retour ?

Sur le chemin de retour, autrement dit en « sens inverse », le balisage de la flèche jaune n’est pas aussi évident à suivre. Il est donc très compliqué (voire impossible) de revenir par le Camino del Norte.

Sur le Camino Frances, c’est plus facile. On trouve quelques flèches « de retour », de couleur bleu ou jaunes avec une queue en colimaçon. De plus, les pèlerins sont tellement nombreux sur ce chemin qu’en cas de doute il suffit de suivre, à l’envers, les traces des chaussures !

En France, sur les chemins qui suivent un GR, le retour n’est pas un problème, puisqu’ils sont balisés dans les deux sens. Toutefois, il est presque impossible de suivre les chemins de Compostelle qui ne sont pas des GR. En effet, les marques jaunes et bleues ainsi que les coquilles se font bien plus rares dans ce sens.

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